edts italiques 1999 , 25 x 33 cm relié cartonné jaquette , 160 pages , gravures de l'époque , quelques photos , bel état
Plus de 400 journaux de tranchées voient le jour entre fin 1914 et 1918. Ecrits par les poilus pour les poilus, imprimés avec des moyens de fortune, ils permettent aux combattants d'oublier leur enfer et de recréer un lien avec les êtres aimés et la vie normale. Un autre regard sur la Première Guerre mondiale.
résumé:
Rédigés au front par les Poilus eux-mêmes, entre une attaque, un bombardement et une alerte aux gaz, ou écrits au repos entre deux montées en lignes, calligraphiés avec amour ou laborieusement dactylographiés, illustrés avec soin malgré la fatigue qui brouille la vue et engourdit les doigts, puis dupliqués avec des moyens de fortune, les «journaux du front» apparaissent fin 1914 en même temps que les premières tranchées.
Publier un journal c'est, pour ces soldats qui «tuent le temps en attendant d'être tués», s'évader, oublier un instant la guerre, les poux, les rats et la boue du gourbi ; c'est évoquer la «vie d'avant» (celle de l'arrière, justement !), renouer par l'esprit avec les êtres chers.
C'est témoigner aussi, lutter contre l'oubli, défier la mort qui rôde, hurler que l'on est vivant envers et contre tout.
Rigolboche, L'Écho des tranchées, La Roulante, Le Poilu déchaîné, le Canard du boyau, L'Écho des gourbis, Marmita, Le Petit Écho du 18e... des centaines de titres paraissent bientôt, rivalisant d'invention, de créativité, de dérision, d'humour noir - cet humour qui, on le sait et ils le prouvent, est «la politesse du désespoir».
Certaines de ces «feuilles bleu horizon» ne vivront qu'un numéro. D'autres compteront des milliers de lecteurs et perpétueront jusqu'à l'armistice et même au-delà «l'esprit poilu», ce mélange de cynisme rigolard, de fraternité pudique, de verve gouailleuse qui, dans l'enfer de Verdun, de l'Argonne ou des Vosges, aidait les combattants à supporter l'insupportable.
Éphémères ou pérennes, inconnus ou célèbres, grinçants ou poétiques, artistiques ou naïfs, les journaux de tranchées nous aident à porter un autre regard sur la Grande Guerre. Ils nous rapprochent aussi des Poilus, ces soldats que l'on voit aujourd'hui sous les traits ridés des «anciens combattants» mais qui, souvent, eurent vingt ans aux Éparges, au Linge, à Douaumont ou au Chemin des Dames.
Depuis 1935 et le Livre d'Or publié par un ancien journaliste de tranchées, aucun album illustré destiné au grand public n'avait été consacré aux Journaux de Tranchées. C'est ce vide criant que vient combler cet ouvrage très illustré et solidement documenté.
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